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Concert des Solistes XXI au Théâtre Garonne, Toulouse – 7 janvier 2012
Madrigaux de Britten, Eötvös, Gesualdo, Monteverdi et Vivier
.... cet admirable ensemble Les Solistes XXI associe des voix d’une grande qualité individuelle et d’une complémentarité exemplaire. La direction précise de Rachid Safir s’accompagne d’une souplesse chaleureuse de la ligne générale qui donne vie à ce répertoire d’une incroyable diversité. Un grand moment de musique et d’émotion !
Serge Chauzy / www.classictoulouse.com
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Concert dans le cadre du Festival de Salzbourg, 9 août 2011
Rachid Safir et les Solistes XXI approchent cette œuvre pour chœur, percussion et voix solistes avec l’homogénéité compacte que seul un ensemble créé il y a plus de vingt ans (sous le nom de Jeunes Solistes), jouissant de l’expérience de la musique occidentale dans toute son ampleur, est à même de réaliser. Étroitement mêlé à l’ensemble tout en s’en démarquant, un quatuor de solistes composé de Céline Boucard, Els Janssens-Vanmuster, Laurent David et Jean-Christophe Jacques. ... Il doit remplir des rôles très variés, où les femmes s’expriment tout particulièrement dans les lignes expressives, les duos et les effets vocaux, tandis que sont confiés au ténor des passages parlés exaltés et de longs commentaires linéaires à la manière d’un évangéliste, interrompus et soutenus par la basse. ... Le bavardage enfantin est omniprésent comme élément de style et ouvre toujours de nouvelles perspectives sémantiques. Lorsque la basse dans le requiem hurle et sanglote à briser le cœur, l’effet est d’abord comique dans sa dimension d’ironie artificielle mais il se transforme en émotion efficace comme outil stylistique de tout l’ensemble vocal.
Erhard Petzel, www.drehpunktkultur.at, 25.8.2011
Vivier’s cheerfully chaotic libretto romps through multilingual quotes from Lewis Carroll, Novalis, Mayakovsky and the Requiem Mass, and takes the listener consolingly past death to a luminous afterlife. Under the direction of Rachid Safir, the ensemble gave a performance that had just the right balance of theatricality, solemn ritual, whimsy and grace. Their flawless intonation was a pleasure in its own right.
Shirley Apthorp, The Financial Times, August 10, 2011
Au pays merveilleux des voix mystiques et des gongs qui chantent
La magie sonore à la fois sensuelle et spirituelle de Claude Vivier a fasciné lors du quatrième concert de la série « Continents » du festival de Salzbourg
Le chœur, les quatre solistes vocaux et la percussion, remarquables : les « Solistes XXI » sous la direction de Rachid Safir et le percussionniste Christian Dierstein jacassent, crient de joie, étincellent et planent tout au long de la partition, d’abord ensemble puis les uns contre les autres. Le parlé se heurte au chant choral, le grégorien s’élève, l’Orient s’en mêle, le mélodieux prend sa place aux côtés de textures vocales complexes jusqu’à ce que, à la fin, le chant s’évanouisse dans l’incertitude de l’après. … Le chœur, les quatre solistes vocaux et la percussion, remarquables : les « Solistes XXI » sous la direction de Rachid Safir et le percussionniste Christian Dierstein jacassent, crient de joie, étincellent et planent tout au long de la partition, d’abord ensemble puis les uns contre les autres. Le parlé se heurte au chant choral, le grégorien s’élève, l’Orient s’en mêle, le mélodieux prend sa place aux côtés de textures vocales complexes jusqu’à ce que, à la fin, le chant s’évanouisse dans l’incertitude de l’après. … Une soirée impressionnante...
Die Presse », 11.08.2011
Nuits, adieux, [de Kaija Saariaho] chant nocturne pour quatre voix. [...]partition magique, délicate, servie elle aussi par la superbe interprétation des Jeunes Solistes, et richement mise en images.
Klaus Kalchschmid, Festspiel+ Munich, Süddeutsche Zeitung, 14 juillet 2008
Mêlant volontiers Renaissance, baroque et contemporain, Rachid cisèle d'authentiques créations vocales qui livrent tous leurs secrets, sans sous-entendus ni sentimentalité. Plus que d'interprétation il s'agit ici d'artisanat – la musique, artefact issu d'un travail de haute précision, invitant l'auditeur à être lui-même interprète.
Reinhardt J-Brembeck, Munich, Süddeutsche Zeitung, 12 juillet 2008
Si la perfection existait, elle ressemblerait aux voix et aux chants des Jeunes solistes. Leur concert, Chants et rechants, donné mardi soir en l'église Saint-Genès-des-Carmes, et organisé par la Comédie de Clermont, était d'une beauté rare, mise de surcroît en valeur par une acoustique remarquable.
La Montagne, mai 2008
...Miserere Hominibus [de Klaus Huber n.d.l.r.], multigenre, multiculturel et multilingue... L’ensemble polyphonique, « métaphore sociale », résume Rachid Safir.
« Pour moi, il s’agit de rêver à voix haute, de chanter jusqu’à ce que le chant prenne racine », confie-t-il en citant Octavio Paz.
Ingrid Merckx, Politis, 28 février 2008
La sonorité obtenue est d’une telle richesse que l’on en dénature les nuances en la réduisant à sa mécanique propre. Diversité, subtilité, cette fusion subtile – parfois d’une ahurissante sophistication - de voix d’hommes et de femmes – à composition variable selon les répertoires – permet d’exhaler de superbes joyaux.
Olivier Olgan, Webthea, février 2008
Pendant les chants pour voix de femme du rare cycle Sauh et le Requiem, plus connu, centre des Trois chants sacrés, le public est resté stupéfait devant la concentration exemplaire, à la limite du surnaturel, de l'ensemble français.
Renaud Machard, Salzbourg, Le Monde, 7 août 2007solistesxxi.com/admin/bako/plugins/tiny_m
Scène dresdoise
L'éclat froid du diamant
[...]Deux interprètes en phase jusqu'au centième de seconde : la chose est inconcevable. Les Jeunes Solistes font ainsi de nécessité vertu. Fondé en 1988 par Rachid Safir qui en assume la direction, cet ensemble parvient à un résultat défiant le vocabulaire habituel de la critique musicale.
Il faut avoir entendu ces acrobaties vocales dont les mots ne livrent qu'une description bien imparfaite. Parlando d'une rapidité extrême avec martellato digne d'un roulement de tambour ; imitation de timbres instrumentaux ; glissandi vocaux parallèles ; expression distanciée (phonation gutturale et heurtée) ; justesse irréprochable sans repère tonal ; innombrables nuances de couleurs ; transition impeccable entre chant, parole, murmure, rires et pleurs ; voix masculines parfaitement à l'aise dans le registre de fausset ; intervalles inférieurs au quart de ton : quel autre ensemble dispose de pareil arsenal pour ses prouesses vocales ?
[...] À ma connaissance, aucun autre groupe ne saurait rivaliser avec Les Jeunes Solistes sur le plan technique. [...]
Peter Zacher, Dresdner Neue Nachrichten, 6 octobre 2006
The concert as a whole flowed like a river of vibrations, passionate and witty, in which once could immerse oneself and come out rejuvenated.
Stanley Fefferman, Toronto, 4 mars 2009
...von meditativem "instrumentalem" Chorgesang an der Grenze der Hörbarkeit (bestens vorbereitet: les jeunes solistes, Einstudierung: Rachid Safir)...
...Suche nach Schutz und Rettung sowie nach sicheren Orten prägten auch die Dramaturgie des weiten Konzertabends: In Monteverdis "Pianto della Madonna", Lamento d'Arianna" und "Magnificat a 6 voci" aus dem frühen 17. Jahrhundert schickten les jeunes solistes flehende Anrufungen an Jesus, Theseus und Gott. ...
Martin Riegler : Kathedralen aus Musik in Einheit mit dem Raum. Salzburger Nachrichten, 10 jullet 2009
...Danach war eigentlich kein größerer Kontrast denkbar als Morton Feldmans "Rothko Chapel", zu dem sich die von Rachid Safir exzellent vorbereiteten "les jeunes solistes" zu beiden Seiten des Podiums einfanden. Auch sie waren schon vor zwei Jahren hier erstmals zu Gast gewesen. Meditation, mystische Versenkung überkonfessioneller Art - und von daher perfekt in den Sakralraum passend - war angesagt: subtil geschichtet die mehrfachen Wiederholungen, perfekt dynamisch abschattiert, in bewundernswertem piano gesungen. Antoine Tamestits Viola korrespondierte geradezu weltentrückt keusch.
Luigi Dallapiccolas Vertonung gläubiger Verse der unglücklichen Maria Stuart, von Boëthius aus der Antike und vom "Ketzer" Girolamo Savonarola boten den Vokalisten danach Gelegenheit zu entsprechend grandios differenziert emotionaler Gestaltung.
Horst Reischenböck : KONTINENT VARÈSE 2. Von Raum und Klang. Drehpunkt Kultur, Die Salzburger Kulturzeitung im Internet, 9 juillet 2009
...Mitglieder der "jeunes solistes" unter ihrem Leiter Rachid Safir begannen den ersten Teil des Abends mit dem "Pianto della Madonna", einem Spätwerk des 1643 verstorbenen Monteverdi für Sopran und Continuo, darauf folgte mit dem "Lamento d'Arianna" ein fünfstimmiges A-Capella-Werk. Ursprünglich als zentrale Szene einer verschollenen Ariadne-Oper konzipiert, findet es sich nun im Sechsten Madrigalbuch. Die, obwohl schon 1988 gegründet, noch immer als "junge Solisten" firmierende Gruppe erwies sich als sattelfest und ausdrucksstark. Sie kommt in ihrer Qualität und ihrem Vortragsstil an die besten italienischen Ensembles heran, ist aber trotz ihres Namens ("Solisten") etwas weniger in Richtung Oper unterwegs.
Monteverdis Magnificat ist auch in der Fassung für sechs Stimmen und Continuo ein spannendes Stück Musik, aber doch nicht so überwältigend und atemberaubend wie in der reicher instrumentierten siebenstimmigen Version: weniger eine Übertragung der soeben "erfundenen" Oper in den geistlichen Raum als eine Weiterentwicklung des Madrigals, mit einem klangstarken Continuo, bestehend aus lebhaft artikulierendem Cello, ernster Theorbe und meist füllig registriertem Orgelpositiv...
Karl Winkler : KONTINENT VARÈSE 3. Vom Klang im Raum. Drehpunkt Kultur, Die Salzburger Kulturzeitung im Internet, 9 juillet 2009
...Zuvor hatte es am Wochenende Teil zwei und drei des "Kontinent Varèse" in der Kollegienkirche gegeben, im dritten Konzert sogar ohne ein Werk des französisch-amerikanischen Neuerers Edgard Varèse."Les jeunes solistes" gaben unter Dirigent Ra- chid Safir drei Werke Claudio Monteverdis, harmonisch sicher, wenn auch etwas verhalten für die expressiven Möglichkeiten bei diesen komplexen Klanggefügen: Andächtig und subtil war das y, Pianto della Madonna" (1641), ziemlich kraftvoll das fünfstimmige Madrigal "Lamento d'Arianna" (1614) und schließlich raffiniert den Kirchenraum ausfüllend das "Magnificat a 6 voci"....
...Im zweiten Konzert dés "Kontinent", ebenfalls mit "les jeunes solistes" und dem Klangforum unter Cambreling, gab es Varèses "Déserts" ....Es folgten das wunderbar meditative "Rothko Chapel" (1971) von MortonFeldman und nach der Pause "Cänti di prigionia" von Lüigi Dallapiccola. Ein Lamento aus Europa im Zweiten Weltkrieg beschloss diesen stimmigen Konzertabend....
"Aus Schockern wurden Ikonen", Die Presse, 12 juillet 2009